REÉR ou CÉLI… le meilleur choix est?

Depuis le 1 janvier 2009 le gouvernement d’Ottawa et Québec nous offrent la possibilité de « cacher » de l’impôt les revenus que les épargnes génèrent dans un compte épargne libre d’impôts (CÉLI).  Depuis cette datte, beaucoup d’entre vous se pose la question, « dois-je privilégier un REÉR ou un CÉLI pour mes épargnes».  Répondre à cette question n’est pas facile.  Je dirais que votre revenu présent et durant la retraite et votre situation d’épargne sont les déterminants importants pour répondre à cette question.

Typiquement, contribuer à un REÉR vous permet de retarder et peut être épargner de l’impôts en déplaçant une partie de vos revenus de type salaire d’une période où votre taux d’impôts marginal est supérieur à une période où votre taux d’impôts est inférieur (la retraite).  Selon mon expérience, si vous lisez cet article, je pense que vos revenus durant votre retraite seront probablement supérieurs à aujourd’hui!

Quant au CÉLI, les revenus qui y sont générés (intérêt, dividendes et gains en capitales) sont exempts d’impôts.  Ainsi le CÉLI permet vraiment une économie d’impôts. 

Un autre avantage du CÉLI est l’invisibilité des retraits durant votre retraite. C’est à dire que tous les retraits durant votre retraite ne seront pas inscrits dans votre rapport d’impôts.  Ainsi, si votre revenu annuel a toujours été modeste, vos retraits (non imposable) n’affecteront pas votre demande au supplément de revenu garanti (SRG).  Aussi, si vos revenus durant votre retraite sont élevés, vos retraits du CÉLI n’auront aucuns impacts sur le calcul pour la récupération de la pension de vieillesse.

Conclusion, contribuer au CÉLI est un « MUST » pour tous.  Si vos épargnes le permettent, contribuer à un REÉR est la deuxième priorité.   

A la semaine prochaine!

Démarrage du projet d’épargne à long terme

Pour ceux et celles qui veulent commencer un projet d’épargne, voici une piste à suivre.  Avant de commencer, j’ai mentionné dans un article récemment du besoin d’établir un fond d’urgence.  Si cette « assurance » est à un niveau confortable, ouvrez un compte CÉLI avec un courtier en ligne (par exemple : Questrade, RBC Direct, TD Waterhouse, Scotia iTrade, BMO Ligne d’action).  Tous ces courtiers offrent le compte CÉLI à coûts nuls ou minimes.  En plus, les frais de transactions sont très raisonnables.  Contribuez un montant mensuellement dans ce compte.  Lorsque que vous avez accumulé un montant raisonnable, achetez soit les actions du fond négocié en bourse (FNB) XIU ou les actions de Berkshire Hathaway (BRK-B) en proportion 50% – 50%.

Le fond négocié en bourse XIU reflète les 60 titres inclus dans l’index du marché  S&P TSX.  C’est-à-dire que la compagnie de placement Blackrock IShares détient les actions dans ce FNB selon la proportion qui reflète la valeur marchande de chacune des 60 compagnies.  Pour ce service, Blackrock charge des frais annuels de .18%.  Jusqu’au moment où vous détiendrai près de $100,000 en épargne, je trouve que ce placement permet une diversification instantanée en détenant les actions des 60 plus gros acteurs sur la scène commerciale au Canada.  L’action a clôturé aujourd’hui à Toronto à $19.15.

L’action de Berkshire Hathaway (BRK-B) vous permet de détenir indirectement de grandes compagnies américaines (et sur la scène mondiale).  Encore une fois, la diversification automatique.  A la tête de Berkshire… on retrouve Warren Buffet et son équipe!  Cet épargnant légendaire préconise une approche patiente et discipliné pour redéployer les milliards de dollars en dividendes que la compagnie reçoit de ses placements annuellement (incluant IBM, Coke, P&G, Johnson & Johnson, GEICO, BNSF).  La politique de Berkshire ne permet pas la distribution de dividendes aux actionnaires, alors pas besoin de vous souciez de l’impôt américaine de 15% sur les dividendes.   L’action a clôturé aujourd’hui à New York à US$ 116.41.

Plan d’action… l’épargne mensuelle systématique, distribuée moitié moitié entre ces deux titres devrait vous mener à un montant d’épargne intéressant après 4 ou 5 ans.  

N’oubliez pas que cette piste est une suggestion à suivre.  Je ne suis pas un conseillé financier, je suis juste un coach en épargne.

A la semaine prochaine,