Épargne active versus épargne passive

J’adore être propriétaire de compagnies. J’adore voir les trains du CN passés à St-Lambert sachant que je suis en très, très petites partie propriétaire des locomotives, du pont Victoria et de la voie ferrée. J’adore savoir qu’en passant devant une banque TD ou Nationale ou devant un Dollarama que je suis propriétaire d’une toute petite partie de ces entreprises. Même chose pour les stations Petro-Canada.  Être propriétaire de stocks me parlent tellement émotivement.  Je me sens vraiment participant dans ces entreprises et l’économie en général.

Mes amis, moins émotifs, se limitent à détenir des unités dans des FNB sans se soucier des détails.  Le moins qu’ils en savent le mieux c’est! Et, c’est une bonne chose… je suis convaincu que les réactions émotives n’ont pas leurs places dans l’épargne à long terme.  Tout ça pour dire qu’une partie de moi aimerait tellement accepter d’être aussi passif.  J’ai un drôle de sentiment que mon approche active n’est pas aussi « payante » que l’approche passive des FNBs.  Quand même, je suis capable de dormir confortablement sachant que mon approche est beaucoup mieux que de détenir des fonds communs de placement avec des frais de gestion qui amputent le rendement à long-terme.

Je crois être capable de me rendre dans cette approche passive lorsque que serai vraiment vieux!  Soit dans 5, 10, 15 ou 20 ans (hi, hi, hi).  Rendu à cette étape, pour le coté US, j’achèterai 11 FNBs avec les ratios de frais de gestion les plus bas.  Un FNB pour chacun des 11 secteurs de l’économie.  Pour le Canada, je me limiterai à un FNB.  Je me limiterai à rééquilibrer mon allocation par secteur en vendant et achetant les FNBs selon les indications de mon allocation des stocks.  En toute vérité, les rendements de mes stocks dans le secteur de la technologie ont été tellement minuscules depuis 24 mois, que j’ai acheté un FNB dans ce secteur il y a six mois.  Le ratio de frais de gestion de ce FNB est .09%.

Entretemps, je continue d’afficher un sourire lorsque je vois un convoi du CN passer à St-Lambert!

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Hier soir, j’ai fait un exercice comptable avec un fichier Excel pour démontrer à un ami l’impact néfaste des frais de gestion dans les fonds communs de placement.

     1% de frais de gestion… la valeur du portefeuille est 24% de moins que la valeur théorique.
2.25% de frais de gestion… la valeur du portefeuille est 46% de moins que la valeur théorique.

Un plus pour mon approche de placements actifs, ça fait 30 ans que je n’ai pas touché ces fonds communs de placement.  En détenant directement les stocks, mon ratio de frais de gestion est 0%.  En passant, les fonds communs de placement doivent charger des frais hallucinants pour pouvoir payer les loyers, les pubs, les salaires des gestionnaires des fonds, etc…

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Finalement, comme promis, je parle de Berkshire Hathaway.  J’en ai pour $145,000 d’actions.  Le titre est boudé par la bourse cette année en partie parce que Warren Buffet n’est plus le PDG.  En passant, Il est toujours le Président du conseil!

Cette entreprise regroupe tellement de grosses entreprises dans toutes les sphères de l’économie mondiale. Le siège social de la compagnie à Omaha compte environ 27 personnes… Ceci pour gérer une compagnie qui vaut $1,000,000,000,000. Si les dépenses pour les salaires et loyers pour le siège social sont de $40,000,000, ceci représente un ratio de frais de gestion de .04%…

La compagnie à $348,000,000,000 de liquidité.  Lorsque la prochaine récession boursière se pointera du nez, les dirigeants de BRK.B feront beaucoup d’achats de stocks… pas chères!

La réunion annuelle de la compagnie se déroule le 2 mai.  Vu que le stock ne verse pas de dividende, d’habitude, à cette date annuelle, je vends 5% de mon holding en lieu de dividende.  Cette année, j’empocherai $7252.  Je vais m’en servir pour payer une partie de mon prochain véhicule!

Au mois prochain,

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